La Faculté des sciences infirmières s’est récemment dotée d’une chaire de recherche sur l’expérience patient en oncologie. Une initiative qui a besoin de soutien pour révolutionner le quotidien et le traitement des patients atteints d’un cancer.

À l’heure où l’on parle beaucoup d’IA et d’innovations technologiques dans le réseau de la santé, il ne faut pas oublier que le cœur du système dépend aussi des professionnels de première ligne, de leurs formations, de leurs connaissances, comme de leurs relations avec les patients. À l’Université de Montréal, c’est la Faculté des sciences infirmières (FSI) qui est responsable de l’excellence de cette première ligne. Et pour qu’elle soit encore plus efficace dans le domaine de l’oncologie, elle a récemment créé une Chaire en recherche évaluative et expérience patient en oncologie (CREPO).

Transformer l’expérience des personnes atteintes de cancer: voilà ce que vise la CREPO. En concevant, en évaluant et en diffusant des pratiques de soins innovantes fondées sur des données probantes, elle entend à la fois améliorer la qualité des soins et la qualité de vie des patientes et des patients. Un double impact fondamental. Quand on lutte contre le cancer comme ces personnes, se savoir entouré par des professionnels de santé encore mieux formés et informés, se sentir donc moins seul, moins perdu et moins anxieux, c’est un motif d’espoir supplémentaire qui peut changer la donne.

La Chaire existe — et c’est déjà une victoire. Mais pour qu’elle dure, pour qu’elle continue à former des soignants et à transformer la vie des patients année après année, il lui manque un socle : 2 millions de dollars en dotation, dont les revenus assureront son indépendance à long terme. Quand on fait face au cancer, chaque jour compte. Avec le soutien des donateurs, la Chaire pourra former des soignants encore mieux armés, accélérer le passage des découvertes au chevet des patients, et changer concrètement le quotidien de ceux qui traversent l’épreuve.

Si la santé est l’un des quatre piliers de la campagne L’heure est brave, c’est parce qu’elle est le premier pilier de notre société. Celui qui rend les trois autres possibles. À ce titre, donner au personnel soignant les moyens d’être encore plus qualifié face au cancer, d’encore mieux soigner les personnes qui comptent sur nous, c’est l’assurance d’être plus humain et plus résilient. Et ce, dans tous les domaines.

Certaines chaires valent cher; d’autres n’ont pas de prix.