Face aux défis de l’heure, quinze personnalités du monde des arts, de la science, des affaires, du sport et des médias décident de s’engager. Ces ambassadrices et ambassadeurs de “L’heure est brave, la Grande campagne philanthropique de l’Université de Montréal” expliquent le sens de leur action.

«Deux loups s’affrontent en chacun de nous”, raconte un grand-père à son petit-fils. “L’un n’est que peur et colère ; l’autre est espérance et courage.” Après un temps de réflexion, l’enfant demande finalement : “Mais quel loup gagne grand-père ?” S’allume alors dans le regard du vieil homme une flamme empreinte de sagesse et de malice : “Celui que tu choisis de nourrir, mon petit.”

La fable est connue, mais l’époque lui donne une nouvelle résonance.

Dérèglement climatique, attaques contre la démocratie, dérives technologiques, maladies menaçantes, pénurie énergétique, effondrement de la biodiversité, risques géopolitiques… Où que nous regardions, sur toutes les chaînes et sites internet, peu importe l’heure du jour ou le sujet abordé, partout les constats semblent accablants et nourrissent nos émotions. Les motifs d’inquiétude sont légion et demain n’a jamais paru aussi incertain.


Une campagne philanthropique historique

Face à ce futur oppressant, chacun nourrit un loup différent. Les uns se sentent submergés par l’amertume et l’anxiété, quand d’autres se réfugient dans l’espoir d’une découverte féconde, d’un changement heureux et d’un retour à la normale.

Nous – artistes, journalistes, médecins ou chefs d’entreprise – croyons que, pour avancer et changer le cours des choses, les deux loups doivent être nourris à égalité. Car il n’y a pas de vrai courage sans peur salvatrice, pas de véritable passage à l’acte sans inquiétude légitime, pas d’espérance sans affliction préalable.


Autrement dit, il faut reconnaître que l’heure est grave pour pouvoir répondre : “Alors, l’heure est brave.”

L’heure est brave. En nommant ainsi sa nouvelle campagne philanthropique – la plus grande jamais menée par une université francophone – l’Université de Montréal appuie là où ça fait du bien.

Ce g qui se retourne en b comme on renverserait la table, cette gravité qu’on empoigne pour la transformer en bravoure… C’est un cri de ralliement qui nous pousse à faire, à faire face, à faire corps. Mais on y entend aussi tout ce qui peut distinguer l’espoir de l’espérance.

Car l’espoir est juste le sentiment de celui qui subit une situation en attendant qu’elle s’améliore. Alors que l’espérance est un choix conscient, une décision de braver son propre pessimisme. D’agir plutôt que d’espérer.

C’est ce choix que nous avons fait en devenant ambassadrices et ambassadeurs de cette campagne.


Joignons nos forces

Quel meilleur endroit que l’Université pour passer à l’action ? Comment mieux changer le monde qu’en investissant dans la génération qui va l’habiter, le modeler et – nous en faisons le pari – l’embellir ? Si le progrès prend toujours un accent brave, il y a aussi mille façons de l’écrire : alors donnons à nos chercheurs et chercheuses les moyens de le faire !

Nous, diplômés et diplômées de cette université, savons de quoi les chercheuses et chercheurs de l’UdeM sont capables. Nous savons la diversité des talents qui arpentent les couloirs de ses facultés. Nous savons que la science la plus pointue y côtoie la conscience la plus aiguë.

On pourrait aussi vanter sa place parmi les meilleurs pôles d’enseignement au Canada et dans le monde, ses centres hospitaliers universitaires, son rayonnement international, ses instituts partenaires qui brillent autant en intelligence artificielle qu’en recherche clinique… Mais tout ce qu’elle représente, tout ce qu’elle porte comme solutions, est encore supérieur à la somme de ses parties !

Et c’est pourquoi nous l’appuyons.

Forte de sa multiplicité et consciente qu’aucun monde meilleur ne pourra s’édifier sur un seul pilier, l’Université de Montréal se propose en fait de le bâtir sur quatre : l’expérience des étudiantes et étudiants et le développement de leur potentiel ; la création et l’innovation pour servir le bien commun ; la santé de la planète, des humains et des animaux ; l’épanouissement des communautés.

Voilà les causes essentielles que nous endossons et porterons au cours des prochaines années. Les chercheurs et étudiants ont la passion, les projets, les connaissances nécessaires… Ne leur manquent que les moyens d’aller plus loin.

Combien ? L’ambition de L’heure est brave est à la hauteur de l’adversité qu’elle entend combattre : pour construire ses quatre piliers porteurs d’avenir, l’Université de Montréal vise non seulement la somme record de 1 milliard de $, mais aussi 200 000 gestes d’engagement bénévoles. Parce que donner du temps, donner de soi c’est aussi une manière de nourrir l’espérance.

Ces objectifs sont atteignables ; tout dépend maintenant de notre désir collectif de joindre nos forces.

L’heure est brave. Et nous ?


Signataires :

  • Sébastien Benoit, animateur, Rythme FM, Zeste et TVA – Faculté de droit
  • Julien BriseBois, vice-président et directeur général, Club de hockey Lightning de Tampa Bay – Faculté de droit
  • Émilie Castonguay, directrice générale adjointe, Club de hockey Canucks de Vancouver – Faculté de droit
  • Sophie Fouron, animatrice télé, radio et productrice au contenu – Faculté des arts et des sciences
  • Michel Jean, auteur, journaliste d’enquête et animateur – Faculté des arts et des sciences
  • Dr Sébastien Kfoury, vétérinaire. Président, Vet et nous. Animateur Les poilus, Dr Sébastien et Qu’est-ce qui se passe quand… ? – Faculté de médecine vétérinaire
  • Stéphane Laporte, auteur et réalisateur – Faculté de droit
  • Marc Laurendeau, journaliste, documentariste, enseignant, auteur et ex-humoriste – Faculté des arts et des sciences
  • Michel Leblanc, président et chef de la direction, Chambre de commerce du Montréal métropolitain – Faculté des arts et des sciences
  • Dr Mathieu Nadeau-Vallée, médecin résident sénior en anesthésie. Docteur en sciences biomédicales et en pharmacologie – Faculté de médecine
  • Dre Claudel Pétrin-Desrosiers, médecin de famille. Responsable santé planétaire, DMFMU, UdeM – Faculté de médecine
  • Alexandra Stréliski, compositrice et pianiste – Faculté de musique
  • Kim Thúy, écrivaine – Faculté des arts et des sciences et Faculté de droit
  • Marie-José Turcotte, communicatrice, guide, ex-animatrice et journaliste – Faculté des arts et des sciences
  • Catherine Souffront Darbouze, , comédienne, scénariste – Faculté de droit

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